Fortune

Les milliardaires européens sont plus riches que leurs homologues américains

Les auteurs d’une étude présentée mardi ont passé en revue les 19 dernières années, période durant laquelle la création de richesses par les milliardaires a augmenté de 4700 milliards à 5400 milliards de dollars. Seul 34% de cette richesse est le fait d’héritages, tandis que 66% a été nouvelle créée

Les milliardaires européens sont plus riches que leurs homologues américains et asiatiques. Ils détiennent en moyenne une fortune de 5,7 milliards de dollars (5,4 milliards de francs au cours actuel), révèle une étude.

La moyenne pour les milliardaires américains se situe à 4,5 milliards de dollars, ont indiqué mardi devant la presse à Zurich la grande banque UBS et le cabinet de conseil PwC. Celle des milliardaires asiatiques atteint un montant de 3,2 milliards.

Les fortunes constituées au cours des 20 dernières années en Europe et en Asie, mais dans une mesure moindre, trouvent leur origine dans l’industrie des biens de consommation, à hauteur de 50% pour les Européens et de 20% pour les Asiatiques. Aux Etats-Unis, beaucoup de milliardaires tirent leur argent de secteur financier (à hauteur de 30%).

De leur côté, les Asiatiques demeurent les milliardaires en dollars les plus récents, en raison de l’essor moins ancien de leurs économies. Du coup, ils affichent un âge moyen plus bas, à savoir de 57 ans, soit 10 ans plus jeunes en moyenne que leurs homologues européens et asiatiques.

Vers un bond de la philanthropie

Les auteurs de l’étude ont passé en revue les 19 dernières années, période durant laquelle la création de richesses par les milliardaires a augmenté de 4700 milliards à 5400 milliards de dollars. Seul 34% de cette richesse est le fait d’héritages, tandis que 66% a été nouvelle créée.

«La génération actuelle de milliardaires est vieillissante. Deux tiers se trouvent dans une situation de transfert de richesse», ont souligné les experts d’UBS et de PWC, qui anticipent «un bond de la philanthropie».

Environ deux tiers des milliardaires sont âgées de 60 ans ou plus «et devront décider comment préserver leurs acquis et transférer leur fortune d’une manière efficace soit à la famille, à des causes philanthropiques ou une combinaison des deux».

«Sans une stratégie claire et efficace, la richesse peut se diluer rapidement sur les générations, en raison de décès, de divorces et des impôts», selon les spécialistes.

L’étude fait référence à l’initiative «The Giving Pledge» lancée par le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Des milliardaires – notamment Michael Bloomberg, Warren Buffett, Charles Bronfman, Carl Icahn, David Rockefeller et Mark Zuckerberg – se sont ainsi engagés à céder la majorité de leur fortune à des œuvres philanthropiques.

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