Les dix prochains jours pourraient bien être saignants, sur la place financière zurichoise. Lors de la publication de ses résultats au troisième trimestre, le mardi 30 octobre, UBS devrait annoncer entre 3000 et 5000 suppressions d’emplois dans le monde, selon Der Sonntag. Environ 900 d’entre elles concerneraient le secteur informatique, dont 300 en Suisse. Le reste des coupes, soit 2000 à 4000 places, visera particulièrement la banque d’investissement et les fonctions centrales, qui sont avant tout concentrées au siège de Zurich, précise le journal.

Mais avant cela, il y aura Credit Suisse. La banque publie ses chiffres ce jeudi et devrait à cette occasion confirmer une réduction de 1000 à 2000 postes de travail.

Ces chiffres et ces détails sont révélés alors que ces dernières semaines, les rumeurs, hypothèses et autres estimations se sont multipliées dans les médias.

UBS est «déterminée»

Il est acquis que les affaires ne sont pas au beau fixe. Mais les spéculations ont aussi été alimentées par le directeur général d’UBS lui-même. Dans un e-mail interne récent adressé à ses employés, Sergio Ermotti se disait «déterminé à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à l’environnement de marché difficile et le changement d’orientation» sur la gestion de fortune. Il précisait aussi ne pas avoir terminé la revue complète des activités, ni n’avoir tranché sur les mesures à prendre.