La minute du 8 septembre 2008 mettait en évidence la fin d'une tendance baissière sur l'indice de volatilité VIX qui suggérait un déclin de l'indice S & P500 (à l'époque à 1287 points) vers un objectif estimé entre 1150-1175. Le S & P500 a clôturé vers 909 jeudi soir. Une telle volatilité historique quotidienne du S & P500 reflète des points bas de panique record des 50 dernières années comme le montre le graphique du haut de Ned Davis Research, reprenant une idée de Sam Stovall. La situation est comparable au creux de 2002, de 1974 ou de 1970.

Le deuxième graphique nous montre l'indice VIX qui anticipe à un mois la volatilité future. Donc il n'est pas étonnant que VIX ait clôturé à près de 64%, son plus haut niveau depuis 1990, bien au-dessus des niveaux de 45% enregistrés lors des creux de 1998, 2001 ou 2002. La psychologie de masse a tendance à considérer que la période actuelle est tout à fait nouvelle et donc elle se prépare au cas unique d'une volatilité vers 170% enregistrées le jour du krach de 1987. Devons-nous nous attendre à un tel mouvement? Nous pensons que la réponse est négative. Cette fois, pas de krach en trois jours, mais bien une sorte de «krach en douceur» qui dure depuis quinze jours. D'autre part les marchés sont au courant d'une crise financière depuis de nombreux mois.

Le S & P500 se retrouve dans la zone de consolidation entre 950 et 770, où il avait trouvé un plancher d'octobre 2002 à mars 2003. Dans cette zone, la pression des vendeurs a été épuisée et les prix avaient suffisamment baissé pour attirer des acheteurs. Mais cela a pris du temps.

II y a donc un espoir d'avoir vu une pointe basse importante la semaine dernière vers 900 qui devrait être suivie d'un rebond substantiel. Néanmoins comme le montre la période de 2002-2003, il y a eu aussi une tentative de retoucher les plus bas avant de reprendre pour de bon le chemin de la hausse. L'espoir de voir l'indice S & P500 proche d'un plancher est d'autant plus grand que le mois d'octobre a la réputation d'être un tueur de marché baissier. En effet les marchés actions entrent dans la période statistique de saisonnalité favorable d'octobre à avril de l'année suivante.

Voici quelques éléments historiques qui nous poussent à faire confiance aux niveaux extrêmes de volatilité pour caractériser une situation psychologique de capitulation de marché, qui accompagne un point bas important.

Et comme les banques centrales et les gardiens du système financier se mettent récemment à des actions concertées, l'histoire dira peut-être qu'ils en furent les sauveurs.