Les actions de fournisseurs

d'infrastructure internet pour les cybercasinos sont un autre placement permettant de «jouer» ce secteur. Edison Investment Research cite les fabricants de logiciels qui prospèrent grâce à la croissance de ce marché, comme CryptoLogic, coté au Nasdaq, ou Fun Technologies, coté à Londres, ainsi que les prestataires de paiements sécurisés comme NETeller, basé sur l'île de Man et coté à Londres. Cette société, qui offre aux joueurs en ligne des services de dépôt de cash, transfert et retraits sécurisés, contourne la législation américaine et profite de l'interdiction d'opérer dans ce secteur pour PayPal (racheté par eBay), Western Union, ou American Express.

Le modèle d'affaires des opérateurs de sites de poker, simple et peu coûteux, plaît davantage aux investisseurs que les casinos traditionnels: une table virtuelle, un trieur aléatoire de cartes, un système de chat étroitement surveillé, et le tour est joué. L'opérateur n'est toutefois pas à l'abri d'un piratage, d'une panne de système, de risques de défaut ou de fraude de joueurs. «Ces risques sont modestes comparé aux rendements élevés sur le capital et les cash-flows positifs des opérateurs et des fournisseurs d'infrastructure», estime Edison Investment Research.

L'opérateur prélève une commission d'entrée dans un tournoi qui atteint entre 1 et 20 dollars par joueur, plus un pourcentage sur la mise totale, de 2 à 5%. Ces rentrées ne sont pas grignotées par les coûts de main-d'œuvre et de personnel, comme dans le cas des vrais casinos.