Apple promettait «un écran vertigineux» pour son iPad Pro. L’écran de sa dernière tablette, en vente depuis mercredi passé, est en effet immense. Avec une diagonale de 32,2 centimètres, contre 24,2 centimètres pour l’iPad Air 2, il offre presque le double de surface tactile par rapport à son prédécesseur. Mais l’iPad Pro n’est pas destiné à lui faire concurrence. Vu les nouveautés introduites par Apple, il se destine bien sûr, vu son nom, au monde de l’entreprise, mais aussi, plus spécifiquement, aux graphistes et aux designers, vu l’apparition d’un stylet couplé avec la tablette.

Ecran divisé en deux

L’iPad Pro est donc immense, et il est aussi, logiquement, plus lourd que le dernier modèle iPad Air 2, avec 723 grammes sur la balance, contre 437 pour l’avant-dernier iPad. La différence est sensible, mais la tablette demeure, vu son envergure, légère. On va plus souvent l’utiliser à deux qu’à une main. A titre de comparaison, un MacBook Air 13 pouces pèse 1,35 kg. L’épaisseur (6,9 mm) est remarquable. On note, sur les deux petits côtés, un total de quatre haut-parleurs: le rendu sonore, que ce soit pour les vidéos ou les jeux, est ainsi sensiblement meilleur que sur les autres tablettes.

La qualité de l’écran demeure excellente, avec 5,6 millions de pixels affichés et un rendu des couleurs extrêmement fin. Dommage qu’Apple n’ait pas décidé d’afficher davantage d’icônes sur l’écran. L’autonomie demeure d’environ neuf à dix heures.

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Un plus grand et lourd iPad, donc, mais pour quoi faire? D’abord, pour faire deux choses en même temps. Cela fait des années que les fans d’Android raillent Apple pour l’impossibilité d’afficher deux applications sur un iPad. Le modèle Pro le permet enfin. Il est ainsi possible d’afficher côte à côte le navigateur internet Safari et ses e-mails, par exemple, avec des tailles variables. Ou encore de faire un copier-coller depuis Word vers un courriel. C’est efficace et rapide. Il est aussi possible de visionner un film dans une troisième fenêtre, et de faire glisser celle-ci où l’on veut sur l’écran.

Avec l’iPad Pro, l’on peut aussi visionner films et photos de manière agréable sur ce très grand écran. La tablette se révèle plus intéressante lorsqu’on lui adjoint des accessoires. A commencer par un clavier, servant aussi de béquille. Apple n’a pas attendu que des sociétés comme Logitech se lancent sur ce type d’accessoire et commercialise son «Smart Keybord» pour la somme astronomique de… 179 francs. Pour ce prix surréaliste, l’on peut faire tenir l’iPad devant soi pour regarder un film. Et le clavier est d’excellente qualité, avec des touches agréables à utiliser et de nombreuses fonctions avancées déjà paramétrées.

L’autre accessoire, «l’Apple Pencil» (109 francs!), est presque plus utile encore. Il permet de dessiner avec une précision impressionnante. L’écran réagit à la pression pour affiner ou grossir le trait. Le stylet, en étant incliné, permet de «crayonner» comme s’il s’agissait d’un crayon à mine. C’est efficace, mais cela n’intéressera sans doute que des dessinateurs, graphistes, designers, voire étudiants (fortunés). Des logiciels tels Adobe Photoshop Sketch permettent de tirer le meilleur parti de ce stylet (que l’on risque de perdre, car il n’y a nulle part où le clipper).

Trois prix

Venons-en au prix: le modèle wi-fi avec une mémoire de 32 Go coûte 899 francs, celui avec 128 Go coûte 1079 francs et, pour 150 francs de plus, il est possible d’insérer une carte SIM pour être connecté partout à Internet. A titre de comparaison, un MacBook Air 13 pouces affiche un premier prix de 1079 francs et l’iPad Air 2 est environ 300 francs moins cher que l’iPad Pro.