Haut rendement

Comment mitiger les risques en cas de hausse des taux

Toujours plus de banques centrales se dirigent vers une normalisation, synonyme de hausse probable des taux. Dans ce contexte, des «Floating Rate Bonds» peuvent contribuer à une meilleure diversification

L’économie mondiale poursuit sur la voie d’une croissance solide. Au dernier trimestre 2017, de façon surprenante, les chiffres se sont même révélés extrêmement positifs. La robuste reprise américaine est tirée aussi bien par la consommation que par les investissements. En Europe, tant les fortes données macroéconomiques que l’augmentation des bénéfices des entreprises sont très convaincantes.

Dans ce contexte, les banques centrales commencent à normaliser progressivement leur politique monétaire. Il est probable que la Fed, aux Etats-Unis, annonce deux ou trois hausses des taux directeurs au cours de cette année. De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) va, dès janvier, réduire aussi ses achats d’obligations à 30 milliards d’euros par mois. Et la discussion a été lancée de savoir à quelle vitesse elle pourrait stopper complètement ces achats et relever également ses taux. Dans ce cadre, les investisseurs obligataires doivent accorder plus d’attention aux risques liés aux hausses de taux.

Des variations de prix plus faibles

Des taux à la hausse provoquent pour les obligations à taux fixe des pertes sur cours. C’est pourquoi des obligations à taux variable (Floating Rate Bonds) sont particulièrement appropriées pour amortir les effets négatifs de ces augmentations. En effet, les coupons des Floating Rate Bonds sont, dans la règle, adaptés chaque trimestre aux taux qui varient à court terme comme, par exemple, le Libor à trois mois.

Ainsi, un taux Libor plus élevé peut bénéficier à l’investisseur. Ce qui constitue une différence essentielle en comparaison d’obligations à taux fixe. De la sorte, les Floating Rate Bonds présentent un risque nettement plus faible face à des taux changeants et offrent une volatilité de leur prix nettement plus basse.

Ces placements tirent leur rendement de deux sources: tout d’abord d’un taux d’intérêt variable à court terme de référence (comme, par exemple, le Libor à 3 mois) et, ensuite, d’un écart de crédit (spread), qui dépend de la qualité du débiteur.

Pour un meilleur rendement: une sélection active

Si le risque de taux reste – en comparaison – plutôt faible dans les Floating Rate Bonds, ces derniers comportent par contre un risque de crédit et de liquidité. Dans le domaine «haut rendement» (High Yield), les Floating Rate Bonds offrent des revenus très attrayants, mais sont liés à des risques de défaut plus élevés du fait de la qualité inférieure des débiteurs. C’est pourquoi un choix très soigneux et attentif des titres est absolument décisif.

Mais il n’en demeure pas moins que l’on peut estimer que les perspectives générales pour les High Yield Bonds restent encore favorables malgré des primes de risque déjà très compressées. Les analystes d’UBS spécialisés dans cette classe d’actifs prévoient, pour cette année, des taux de défaut inférieurs à ceux enregistrés en 2017, en particulier pour les obligations européennes à haut rendement. On peut envisager, dans de nombreux secteurs, que les défauts se situeront largement au-dessous des valeurs moyennes sur le long terme (cf. graphique).

Publicité