Avouons le d’emblée: l’auteur de ces lignes était déjà un utilisateur convaincu des montres de sport Garmin. Il ressort de ce double test un peu plus séduit. Les deux modèles que nous avons essayés, la Forerunner 235 et sa version améliorée, la Forerunner 735 XT, sont impressionnantes par le nombre de fonctions dont elles disposent.

Vendues respectivement 294 francs et 375 francs chez Digitec, qui nous a prêté les deux modèles pour ce test, elles permettent notamment d’enregistrer des parcours au préalable. Si nous commençons par cette spécificité, c’est parce qu’elle nous semble être la plus pertinente, pour une montre de sport – ce qu’elles sont avant tout.

D’une autonomie (théorique) de 11 heures, la 235 est une montre pour la course à pied. La 735 XT (14 heures d’autonomie avec le GPS actif) est un modèle «multisport», qui a la particularité de comporter un mode triathlon. Nous l’avons testée en mode course à pied, vélo et ski alpin. Mais ce ne sont que trois des dizaines de sports préprogrammés.

Devant Samsung

Le plus frappant – mais pas forcément le plus utile, à notre avis – c’est que ces générations de montres de sport sont désormais de vraies montres connectées permettant, via Bluetooth, de recevoir des notifications pour ses e-mails, ses messages WhatsApp ou d’autres applications plus utiles pour un sportif, comme la météo par exemple. Au détriment de leur autonomie? Probablement.

Il n’est en tout cas pas étonnant que Garmin apparaisse de plus en plus souvent dans les classements des fabricants traditionnels de smartwatches. Selon les pointages trimestriels du cabinet américain IDC, Garmin se place régulièrement derrière Apple, mais devant Samsung ou Sony. Selon le consultant, Garmin gagne des parts de marché grâce à la transition des utilisateurs de simples bracelets connectés vers des traceurs d’activités plus sophistiqués – les Forerunner sont aussi des compteurs de pas ou de calories plus basiques.

Le revers de la sophistication

Mais cette sophistication a aussi son revers. A l’aide des cinq boutons, la navigation est simple et intuitive. Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui n’aiment pas s’éterniser sur les modes d’emploi. Néanmoins, si l’on souhaite utiliser à plein les capacités de ces montres, il faut passer par cette case. Car le nombre de fonctions est tellement étendu que celui qui n’est pas familier avec l’univers et la terminologie Garmin peut aisément s’y perdre.

A propos d’univers Garmin: on a également apprécié l’application Garmin Express, qui permet d’enregistrer et d’analyser ses sessions et bien évidemment, à l’ère des réseaux sociaux, de les partager avec ses amis, par exemple via Strava – une option que nous n’avons pas utilisée.

Un temps de retard

Ces Forerunner ne sont toutefois pas parfaites. Citons le plus important de leur défaut: la mesure optique du rythme cardiaque au poignet. Le capteur reste nettement moins précis qu’une ceinture cardiofréquencemètre traditionnelle.

La vitesse de réaction est un peu lente. La montre accuse un décalage constant de quelques secondes avec la réalité. En plus, au repos, elle a tendance à mesurer une fréquence cardiaque plus importante qu’elle ne l’est vraiment. Durant l’effort, c’est l’inverse qui se produit. Comme si elle ne prenait pas en compte toutes les impulsions sanguines qui passent dans les veines du poignet. Pour atténuer ce problème, il faut serrer convenablement le bracelet. Mais du coup, cela peut devenir aussi gênant qu’une ceinture autour de la poitrine.

Il est à préciser toutefois que les deux montres sont fournies avec une ceinture, pour ceux qui ont besoin de davantage de fiabilité dans leur préparation physique. Pour les plus pointilleux, signalons encore que sur le modèle 735 XT, il est possible de programmer une alarme qui s’enclenche lorsque l’on dépasse certaines limites de fréquence cardiaque ou de vitesse. On n’est alors plus très loin du coach sportif en chair et en os.


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