La crise du coronavirus n’a sans doute pas encore atteint son point culminant et beaucoup d’encre va probablement continuer à couler pour tenter d’en évaluer tous les impacts sanitaires, politiques, sociaux et économiques. Il est donc bien trop tôt pour se livrer à des conjectures, si ce n’est que la plupart des changements seront probablement moins spectaculaires que certains ne l’espèrent, mais sans doute beaucoup plus profonds et permanents que d’autres ne voudraient le croire. Pourtant, s’il est un domaine où l’on peut déjà s’aventurer à faire certaines prédictions, c’est vraisemblablement celui de la gestion d’actifs, laquelle a été profondément secouée par la baisse soudaine et profonde des marchés et le retour remarquable (et remarqué) de la volatilité.

Il faut dire que notre industrie est traversée par deux débats parallèles mais pas toujours connectés. Le premier est une discussion récurrente sur l’utilisation des méthodes quantitatives, tandis que le second tient dans l’éternelle controverse sur la gestion passive et les mérites des ETF dans la gestion de portefeuille.