Essential, c’est fini. Et avec la fin de cette société, c’est aussi le petit espoir d’un changement sur le marché des smartphones qui s’envole. La semaine passée, cette start-up, créée en 2015 par Andy Rubin, le père d’Android, annonçait qu’elle cessait ses activités.

Son objectif avait été de proposer un smartphone différent, doté d’un look particulier. Durant sa courte durée de vie, Essential n’aura lancé qu’un modèle, en 2017, et seulement aux Etats-Unis. Avec un look attractif, une coque fine en céramique et en titane, et doté d’un écran allongé, ce smartphone avait séduit la critique, en dépit des mauvaises performances de sa caméra. Mais au total, Essential n’en aurait vendu que 150 000 avant de cesser ses activités. Quelques jours avant cette annonce, c’est le repreneur de BlackBerry qui décidait de ne plus produire ce téléphone.

Dur, voire impossible, pour les nouveaux venus de se faire une place sur le marché des smartphones. Selon les derniers chiffres du cabinet de recherche IDC, à eux seuls, Apple, Samsung, Huawei, Xiaomi et OPPO détiennent 71,3% du marché mondial. Le solde appartient à des constructeurs qui vivotent, quand ils ne travaillent pas à perte. Sur un marché aussi standardisé et mondialisé que celui des téléphones, malheur aux petits.