La Bourse de Séoul a fini en baisse de 3,43% lundi après l’annonce de la mort du leader nord-coréen Kim Jong-Il.

L’indice de référence KOSPI a perdu 63,03 points à 1.776,93 points, plombé par les inquiétudes autour de l’avenir du voisin nord-coréen et la possible instabilité politique dans ce pays doté de l’arme nucléaire.

Le marché a dégringolé après l’annonce du successeur de Kim Jong-Il, son plus jeune fils Kim Jong-Un, jugé inexpérimenté par les investisseurs.

«Bien qu’un plan de succession soit déjà en place, le changement implique des incertitudes et les incertitudes ne sont jamais bonnes pour les marchés», estime Stan Shamu, stratégiste chez IG Markets à Melbourne.

En Corée du Sud, l’armée a été placée en état d’alerte et le gouvernement a annoncé une réunion en urgence de son Conseil de sécurité national. Les deux Corées restent techniquement en état de conflit armé depuis l’armistice précaire signé à l’issue de la guerre de Corée (1950-1953).

Le vice-ministre des Finances Choi Jong-Ku a déclaré que les autorités à Séoul surveilleraient les marchés financiers.

«L’incertitude monte à cause des inquiétudes sur la direction que prendra la Corée du Nord», a indiqué Mitsushige Akino d’Ichiyoshi Investment Management.

«Les investisseurs s’empressent de liquider leurs positions», a-t-il dit à Dow Jones Newswires.

«Le choc sur les marchés est inévitable à court terme», juge de son côté Bae Sung-Young de Hyundai Securities.

«Si on se réfère au passé, l’impact devrait durer seulement deux à trois jours. En même temps, la spécificité dans ce cas c’est que la mort du dirigeant intervient alors que le plan de succession n’a pas été complètement mis à exécution», a-t-il ajouté.