Pas un, ni la moitié d’un, mais un quart de salaire mensuel en plus par année d’ancienneté. Voilà ce que préconise la Chambre des relations collectives de travail (CRCT) en guise d’indemnité de base pour les salariés de Merck Serono licenciés, sachant que le salaire médian dans l’entreprise est de 147 000 francs par an (le salaire moyen, lui, est largement supérieur). Vendredi, la CRCT a livré cette recommandation – parmi d’autres – à la direction de Merck Serono, à la délégation du personnel et au syndicat Unia, bouclant ainsi la conciliation entamée le 3 juillet, et dont le résultat a été enterré jeudi dernier.

Le dédommagement minimal en cas de renvoi est actuellement fixé à un mois de salaire par année d’ancienneté. Rehausser ce traitement à 1,25 mois de salaire a suffi vendredi à contenter les salariés actifs syndicalement. Selon eux, il y aurait d’excellentes chances pour que l’assemblée générale prévue le 26 juillet entérine cette proposition. Reste toutefois à attendre la réaction de la direction du groupe pharmaceutique allemand, sachant qu’elle n’est pas légalement tenue d’accepter l’avis de la CRCT.

En cas de vote positif du personnel et d’un accord réciproque de la multinationale, la manœuvre pourrait déboucher sur la signature du plan originel discuté au sein de la CRCT, en y incluant ce nouveau traitement des indemnités de base.

En revanche, si l’une des deux parties au conflit de travail venait à rejeter les recommandations de la CRCT, les salariés ne manqueraient pas de renouer avec des mesures de lutte syndicale.