L’évolution des affaires de l’industrie automobile donne généralement le pouls de l’économie mondiale. A en juger par les tendances récentes et par le moral des principaux acteurs du secteur, l’état de santé de la conjoncture n’est pas au beau fixe. S’agit-il juste d’un creux cyclique comme on en a connu tant dans le passé ou le mal est-il plus profond? La baisse des ventes sur le plan mondial (-5%) a été significative en 2018 avec une inflexion marquée durant la seconde moitié de l’année, notamment en Chine (désormais le plus grand marché de la planète) et en Europe. Certes, il y eu la combinaison de plusieurs facteurs spéciaux comme l’imposition de nouvelles normes environnementales dans la zone euro, la fin des incitations fiscales en Chine ou encore le renchérissement du crédit pour l’achat d’automobiles aux Etats-Unis.