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L'EPFL s'est associée avec le prix Nobel bangladais Muhammad Yunus pour lancer Le Centre de l'entreprenariat social.
© Anadolu Agency

Développement

Muhammad Yunus plaide pour l’entrepreneuriat social à l’EPFL

L’Ecole polytechnique lance un centre dédié à la résolution des défis sociaux les plus pressants. Il porte le nom de l’inventeur du microcrédit et lauréat du Prix Nobel de la paix 2006

L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) se voit au cœur d’une future Silicon Valley de l’entrepreneuriat social qui sera dédiée à la résolution des défis sociaux les plus pressants. La grande école a lancé lundi le Yunus Social Business Center ainsi que l’initiative Social Impact. «Nous sommes à la pointe de la technologie ainsi que des recherches de tout genre pouvant donner une impulsion à la création d’entreprises», a déclaré à cette occasion le professeur Marc Gruber, vice-président pour l’Innovation.

Selon Marc Gruber, l’EPFL, qui est entourée de multiples organisations comme le CICR, le Forum économique mondial, Médecins sans frontières, peut contribuer efficacement à remplir l’Agenda 2030 pour le développement durable fixé par l’ONU. «Nous ne sommes pas en concurrence avec les organisations non gouvernementales (ONG), qui accomplissent un grand travail, a-t-il ajouté. Pour notre part, nous allons privilégier l’entrepreneuriat social.» L’EPFL lancera aussi une offre éducative sur ce thème ainsi qu’un enseignement en ligne (MOOC) intitulé «Social Venture».

Réinvestir les profits

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social? Il est revenu au Bangladais Muhammad Yunus, Prix Nobel de la paix 2006, présent à l’EPFL pour l’occasion et dont le nouveau centre portera le nom, d’en donner l’explication. «C’est une entreprise qui ne partage pas de dividendes et qui réinvestit les profits dans son propre épanouissement», a déclaré celui qui est connu comme le père de microcrédit, un concept qui s’est propagé aux quatre coins du monde.

Lire aussi: Muhammad Yunus trouve un contradicteur à Genève

Selon lui, la pauvreté et les inégalités s’expliquent par le manque d’accès au crédit pour plus de la moitié de l’humanité. «Les banques ne prêtent pas sans garantie, alors même que le crédit est l’oxygène de toute activité économique», dit-il. Et d’expliquer que la banque Grameen, dont il a été le fondateur en 1976, a prêté 12,5 milliards de dollars à 8,4 millions de ses compatriotes, principalement des femmes. Le concept ne fait toutefois pas l’unanimité. Les critiques lui reprochent un taux d’intérêt élevé.

En 2011, Muhammad Yunus a été contraint par la justice bangladaise de quitter la banque Grameen. Depuis, il s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat social dans divers domaines, dont la santé, l’éducation et la lutte contre la pauvreté. Son partenariat avec l’EPFL a été signé récemment lors du Global Social Business Summit à Paris.

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