Médicaments

Pour Mylan, «en multipliant l’offre, les prix baisseront inévitablement»

Dans un contexte commercial tendu pour la pharma helvétique, dans le viseur de Trump, le géant américain se déploie en Suisse. Le directeur de la filiale zougoise, Eric Nowak, veut hisser le groupe parmi les meneurs du marché des génériques et des biosimilaires. «No comment» en revanche sur les récentes déclarations politiques

Nouvelle cible de Trump: les pharmas suisses. En évoquant des surtaxes sur les médicaments importés, l’administration américaine vise explicitement cette branche de l’industrie helvétique, pour qui les Etats-Unis représentent 20% de ses exportations. En Europe, le concurrent américain Mylan tente de gagner des parts de marchés. Y compris en Suisse, où le groupe vise «le top cinq à moyen terme» des fabricants de médicaments génériques, affirme Eric Nowak, directeur de Mylan Suisse, lors d’un entretien dans ses bureaux zougois. Des rangs occupés pour l’heure par Mepha et Sandoz (Novartis), largement en tête, mais aussi Spirig, Zentiva (ex-Sanofi) et l’autre américain Pfizer, avec qui Mylan vient d’annoncer une fusion.

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