Le bitcoin a atteint un nouveau record mercredi matin, à plus de 35 750 dollars. Après avoir quadruplé de valeur en 2020, la plus importante cryptomonnaie du monde avait franchi la barre des 34 000 dollars le 3 janvier, pour le 12e anniversaire de sa création, avant de perdre 17% le lendemain. La banque JP Morgan la voit maintenant atteindre un jour 146 000 dollars. Parmi la myriade de théories avancées pour expliquer cette envolée, la concentration du bitcoin entre les mains d’un petit nombre d’investisseurs fait débat. Environ 2% des comptes détenant des bitcoins contrôleraient 95% du total disponible, selon Flipside Crypto, une société de recherche spécialisée.

Ces grands détenteurs sont appelés des «baleines». Soit, en jargon financier, un acteur qui contrôle une part suffisamment importante d’un actif pour pouvoir influencer son prix. Les transactions en bitcoin sont anonymes, mais sont associées à des adresses électroniques visibles par tous les participants. S’il est impossible de savoir qui détient une adresse, on peut esquisser le portrait-robot d’une «baleine» du bitcoin. On distingue les «baleines» dites «naturelles», qui ont acquis leurs bitcoins sur le marché, et les «artificielles», qui les ont reçues lors de la création de cet actif par exemple. Leurs transactions sont suivies en direct sur les réseaux sociaux.