Pour les néobanques, les clients constituent le nerf de la guerre, en particulier les clients rentables. Ces sociétés peuvent proposer des services financiers à des prix cassés grâce aux nouvelles technologies. Elles doivent néanmoins générer des revenus. Il semble que l’opération a été plus difficile que prévu pour N26 en Grande-Bretagne. Seize mois après son lancement outre-Manche, la néobanque berlinoise, qui employait 25 personnes localement, a annoncé son départ en février. Officiellement car elle ne pourrait pas opérer en Grande-Bretagne avec sa licence bancaire européenne une fois le Brexit concrétisé. D’autres raisons expliquent peut-être ce retrait.

Durant ses 18 mois d’activité en Grande-Bretagne, N26 a enregistré 418 500 téléchargements de son application, selon une enquête du site spécialisé Sifted et du magazine Finance Forward, qui cite des chiffres de Prior Data. Le nombre est comparable à celui de ses concurrents Monzo (401 000 téléchargements en 18 mois) ou Tandem Bank (500 000 en 1 an). Mais téléchargement ne signifie pas utilisation et activité.