Transport maritime

«Nous n’achetons pas un droit de polluer», affirme le patron des croisières MSC

Evoluant dans une industrie considérée comme faisant partie des plus polluantes, le croisiériste basé à Genève veut réduire son empreinte environnementale avec des navires plus efficients en énergie. Ainsi qu’avec des crédits carbone pour compenser ses émissions, un outil controversé

Cette année, les croisières auront amusé 30 millions de passagers, un million et demi de plus que l’an dernier et généré plus de 40 milliards de dollars de revenus pour leurs opérateurs. Leurs navires émettent aussi jusqu’à dix fois plus de pollution que l’ensemble du parc de voitures européen, selon l’ONG Transport & Environment, qui pointe les fiouls lourds utilisés par cette industrie. Parmi les principales compagnies figure MSC, dont la filiale croisières détient une part de 7% de ce marché, au quatrième rang mondial, loin derrière Carnival (50%), Royal Caribbean (24%) et juste après Norwegian Cruise Line.

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