Tout semble immobile depuis le barrage du lac du Vieux Emosson, à 2225 mètres d’altitude. La pointe de la Veudale, l’arête du Grand Perron et le sommet du Cheval Blanc sont partiellement enneigés, ce 28 octobre. L’eau est retenue par un barrage-voûte à double courbure, un mur en béton de 200 mètres de long. Deux prises d’eau sur une paroi rocheuse sous-marine donnent accès à deux conduites. Elles descendent vers une «caverne des machines», 480 mètres plus bas, au cœur de la montagne, plus grande que les dimensions intérieures de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Six machines turbinent et propulsent l’eau vers un autre lac, plus bas, celui d’Emosson. Le dispositif peut aussi pomper, et faire remonter l’eau vers le réservoir amont, dans des allers et retours essentiels à la gestion du réseau électrique.