Le 1er avril, Apple a fêté ses quarante ans. Le 1er avril 1976, Steve Jobs, Steve Wozniak et Ronald Wayne fondaient une société dont la capitalisation boursière atteint aujourd’hui 618 milliards de dollars. Alignés, les derniers chiffres de la société impressionnent: 18 milliards de bénéfices sur le dernier trimestre, 74,5 millions d’iPhone vendus en trois mois, 178 milliards de dollars dans ses coffres, 480 magasins dans le monde. La liste est longue.

Apple a été bon à ses débuts dans le domaine informatique. Il a été excellent en lançant l’iPhone que des Nokia ou des SonyEricsson (les deux ont disparu depuis) ont été beaucoup trop paresseux pour créer eux-mêmes. Mais nombre de cassandres voient Apple chuter à moyen terme: les ventes d’iPad sont en chute libre, celles d’iPhone stagnent, l’Apple TV n’a jamais décollé, personne ou presque ne porte une Apple Watch… Là aussi, la liste est longue. Sans parler de l’iPhone SE, lancé la semaine prochaine, qui n’innove dans aucun domaine.

Ces nuages peuvent inquiéter. Apple n’est pas un success story parfaite dans le domaine du matériel. Mais son emprise de plus en plus importante sur le marché des services, que ce soit pour le stockage en ligne ou les paiements mobiles, devrait lui assurer une croissance soutenue ces prochaines années.