Ancien professeur d'université, Roman Boutellier a pris les rênes de SIG en avril dernier. Quelques mois après son entrée en fonctions, il lance déjà une vaste restructuration qui touche de plein fouet la Suisse romande. Il s'en explique au Temps.

Le Temps: Un tiers des effectifs vont être supprimés à Ecublens. Ces mesures radicales étaient vraiment indispensables?

Roman Boutellier: Ces mesures étaient absolument nécessaires car Sapal est spécialisée dans les machines d'emballage pour le chocolat, les biscuits et le fromage. Des secteurs dans lesquels les ventes ont dégringolé. Les entrées de commandes atteignent 10 millions de francs contre 40 millions habituellement.

– En supprimant un tiers des effectifs de Sapal, ne risquez-vous pas de déstabilliser l'entreprise?

– Il y a un certain risque, c'est vrai. Nous avons toutefois mené des opérations similaires au Brésil et à Singapour qui se sont très bien déroulées. Nous veillerons également à fournir aux deux tiers des employés restants les moyens de faire marcher l'entreprise.

– N'avez-vous pas, à terme, l'intention d'abandonner définitivement toute production à Ecublens?

– Cette éventualité a été discutée, mais nous avons voulu garder la marque Sapal et le savoir-faire de l'entreprise qui devrait renouer avec les bénéfices.

– Quelles mesures comptez-vous prendre pour redresser l'entreprise?

– Nous allons nommer un nouveau directeur pour remplacer Alain Mercier. Sa tâche consistera à mettre en place une nouvelle stratégie qui ne focalise plus seulement l'entreprise sur deux à trois secteurs d'activités. L'emballage de chocolats, de fromages et de biscuits est un secteur de niches très cyclique. L'entreprise doit chercher à se développer dans d'autres secteurs pour être moins dépendante des cycles.