«Nous ne vendrons pas notre âme pour un milliard d’euros.» Interrogée sur la possibilité de signer un accord fiscal séparé avec la Suisse, à l’image de ce qu’ont fait l’Allemagne et le Royaume-Uni, la ministre française interrogée sur France Inter ce jeudi matin a utilisé deux fois l’expression pour signifier que non, la France n’avait pas l’intention de signer un accord en ce sens avec la Suisse. Le chiffre d’un milliard a été donné par le rapporteur de la Commission des finances, et plusieurs députés estiment publiquement que la France pourrait trouver un avantage à signer un accord de type Rubik. «Un rapport va nous être remis sur cette demande du gouvernement suisse d’accord fiscal, rappelle Valérie Pécresse. Nous attendons de voir l’examen exact des accords qui ont été signés, (passés par l’Allemagne et le Royaume-Uni), qui rapportent en effet beaucoup d’argent aux gouvernements», concède-t-elle. «Mais nous avons fait de la levée du secret bancaire et de la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale des vrais champs de lutte pour le gouvernement. Nous ne sacrifierons pas notre objectif de lutte contre la fraude fiscale.»

A noter que pour expliciter aux auditeurs de la chaîne publique le type d’accord passé par Berlin et Londres avec Berne, le journaliste a employé l’expression «un accord en quelque sorte de blanchiment».