Matières premières

Dans le négoce, les femmes ne veulent plus faire de la figuration

Quotas, formation ou aménagement du temps de travail: la très conservatrice industrie des matières premières cherche la formule pour féminiser ses rangs. Tout en conservant un côté vieille école

Elles sont porte-parole, cheffe de la responsabilité sociale de l’entreprise ou passent simplement le micro. Dans la très conservatrice industrie des matières premières, les femmes sont la plupart du temps reléguées à des rôles secondaires. Mercredi, les organisateurs du FT Commodities Global Summit de Lausanne ont souhaité démontrer qu’elles savent aussi faire preuve de leadership.

«Pour les femmes, faire du bon travail n’est pas suffisant», a dénoncé Kristen Eshak Weldon. Responsable de l’innovation et de la stratégie downstream chez le céréalier Louis Dreyfus depuis décembre dernier, l’Américaine faisait partie d’un panel réunissant six femmes cadres représentant quatre sociétés de négoce, un groupe minier et une banque d’investissement.