L’économie, en Suisse et dans le monde, sera mise à l’épreuve sur tous les fronts au cours de cette année: emploi, industrie, finance, régulation et climat. Des défis herculéens, au vu des risques conjoncturels et politiques qui se profilent. La rubrique économique du «Temps» en a identifié douze, pour lesquels elle se risque au jeu des pronostics.

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Les néobanques bousculent les banques traditionnelles, mais elles ne les remplaceront pas. Pas en 2020 du moins. Présente en Suisse depuis août 2018, la britannique Revolut a annoncé en octobre avoir gagné 190 000 clients depuis le début de l’année. Sa concurrente allemande N26, qui s’est ouverte au marché suisse en septembre, n’a pas encore communiqué de chiffres. Toutes deux présentent une croissance impressionnante. N26 affirme avoir plus de quatre millions de clients, Revolut en compte, elle, huit millions. Mais ni l’une ni l’autre ne sont rentables pour l’instant.

Avec quasi aucun frais de change, des comptes standard presque gratuits, elles proposent des services défiant toute concurrence. En 2018, par exemple, Revolut accusait des pertes de 41,9 millions de francs (32,8 millions de livres). Soit plus du double de l’année précédente, mais dans le même temps elle a multiplié son chiffre d’affaires par quatre et son nombre de clients par trois. Nul doute que cette année elles continueront d’attirer de nouveaux utilisateurs. Mais avant de pouvoir mettre les banques au placard, elles vont devoir trouver leur équilibre financier.