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Le projet neuchâtelois Kororo a été sélectionné au concours Lépine à Paris.
© kokoro

Innovation

Nés à Neuchâtel, des cours de langues par et pour les 3 à 7 ans s’exposent à Paris

Kokora Lingua propose des vidéos destinées aux 3 à 7 ans. Les enseignants sont aussi des enfants. Une vingtaine d’écoles utilisent déjà le programme, qui sera le seul représentant suisse au Concours Lépine

Chaque année, à l’occasion de la Foire de Paris, un espace est dédié aux inventions dans le cadre du Concours Lépine. Le projet Kokoro lingua de l’association neuchâteloise Big Bang Generation est la seule innovation qui représentera la Suisse du 27 avril au 8 mai prochain.

«Nous en sommes les premiers surpris, commente Nathalie Lesselin, fondatrice du projet. Cette présence nous donnera une grande visibilité. On s’attend à près de 500 000 visiteurs. Parmi eux, des parents de futurs utilisateurs mais peut-être aussi des investisseurs.»

L’association neuchâteloise Big Bang Generation, constituée d’enseignants anglophones et de spécialistes en pédagogie, a développé une nouvelle approche d’apprentissage des langues chez les jeunes enfants, de 3 à 7 ans.

Lire aussi: Les Suisses maîtrisent mal l'anglais: ils sont 14e du classement «Education first»

Financement participatif

Après une campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule, Kokora Lingua a récolté 15 000 francs. Grâce également à l’aide de mécènes, l’équipe a pu réaliser une série de vidéos pédagogiques en anglais, testées dans un premier temps auprès de 250 enfants.

La particularité des quinze vidéos déjà réalisées repose sur les acteurs. Il s’agit uniquement d’enfants anglophones de la région neuchâteloise.

«Grâce à cette expérience de pair à pair, il y a un effet d’identification. Le spectateur a envie de rentrer dans l’univers de l’autre enfant qui joue le rôle de l’enseignant», explique Nathalie Lesselin.

3500 élèves

Actuellement, 20 écoles ont déjà adhéré à Kokora Lingua dont la cotisation s’élève à 85 francs par année. Cinq seulement se trouvent en Suisse, à l’exemple de l’Ecole catholique de Neuchâtel.

Quelque 3500 enfants ont eu accès à ces vidéos d’une durée de dix minutes. «Nous espérons en produire une nouvelle chaque semaine», prévoit Nathalie Lesselin qui a travaillé plusieurs années au Japon au sein de grands groupes tels LVMH ou Kering pour Gucci mais aussi dans une start-up française dans le secteur médical. Si nous trouvons des investisseurs, nous pourrions transformer notre projet en start-up.»

Plasticité cérébrale

L’objectif de Kokora – qui signifie cœur en japonais – est que les enfants découvrent une langue étrangère. Nathalie Lesselin cite Stanislas Dehaene, directeur de l’unité de neuro-imagerie de l’Inserm-CEA. Celui-ci a démontré que cet apprentissage précoce pouvait améliorer la plasticité cérébrale.

Elle fait également référence à Alfred Tomatis, un médecin qui a révélé l’existence de fréquences particulières pour chaque langue, que le jeune enfant est à même d’entendre et de reproduire. En grandissant avec une seule langue, l’enfant perd peu à peu ses capacités. Ses muscles et organes auditifs et linguaux ne sont pas activés, et ils s’atrophient peu à peu, rendant difficiles l’entente et la reproduction de certains sons, conclut Nathalie Lesselin.

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