Emoustillés par la nouvelle robe bleue «Jinogalpa», les amateurs de capsules Nespresso sont sans doute nombreux à n'avoir pas vu la lettre circulaire glissée dans l'emballage. Elle leur annonce une hausse de quelques centimes, 3 exactement, du prix de la capsule dès le 1er octobre.

Cela représente un peu plus de 6%. Confronté, selon la lettre, à des «récentes hausses des coûts», Nespresso Suisse n'hésite pas à franchir la barre psychologique de 50centimes la capsule et de 100 francs le carton reçu par la poste.

A ce prix vaut-il encore la peine de tomber sous le charme du «beau George»? A ce propos, est-ce l'augmentation du prix du café, ou plutôt celle du cachet de George Clooney, voire l'envolée des coûts des présentations publicitaires vidéo et sur papier glacé des «sélections grand cru», qui explique la hausse? Le prix «composite» du café, exprimé en dollars par livre de 450 grammes, a certes progressé de 12%, entre septembre 2007 et septembre 2008, pour atteindre 1,26 dollar. Mais la chute simultanée du cours du dollar face au franc suisse a compensé cette hausse.

«De toute façon, nos acheteurs de café opèrent sur un marché de niche dont l'évolution des cours diffère fortement de celle du marché mondial», indique Pascal Hottinger, directeur de Nespresso Suisse.

Il pense que cette hausse, due principalement aux frais de transport et d'électricité, et à l'ouverture de nouvelles boutiques dans les principales villes suisses (soit 19 au total), «n'a pas vraiment surpris les clients puisque si on avait répercuté toutes les augmentations du coût de la vie, la capsule devrait se vendre 75 centimes aujourd'hui».