La Cour d'appel de Bordeaux a condamné Nestlé à verser une indemnité de 10000 à 30000 euros par personne à 114 ex-salariés. Ils avaient saisi les Prud'hommes, estimant que la cession de leur usine, le 1er janvier 1998, à CB SA (Carbon-Blanc SA) «avait été organisée par la société 'Nestlé produits laitiers frais' pour se séparer à bon compte des salariés en évitant la mise en place d'un plan social».

Les ex-salariés, qui pour la plupart avaient des anciennetés importantes, ont «subi un préjudice dans la mesure où ils se sont trouvés transférés dans une structure dont les chances de pérennité était très obérées par rapport à leur situation antérieure», selon la cour.

Francis Coret, syndicaliste FO avait découvert que CB SA existait avant la cession contestée et était une coquille vide financée par la multinationale. De son côté, Anne Le Bault de la Morinière, avocate de Nestlé, soutenait que toutes les étapes de la concertation avec les représentants du personnel avaient été respectées. Un recours est à l'étude, indiquait mardi un porte-parole du groupe.