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Image d’illustration. Ulf Mark Schneider (à g.) lors d’une séance à Lausanne, avril 2017.
© DENIS BALIBOUSE

Agroalimentaire

Nestlé ne revendra pas ses parts dans L’Oréal

La réorganisation du portfolio de marques pourrait cependant atteindre 10% des revenus, a annoncé ce mardi le groupe veveysan qui a martelé les mots «rigueur» ou «économies». Revivez notre suivi de la journée des investisseurs

Jour J. Mardi, la direction de Nestlé organise sa journée des investisseurs à Londres. Un rendez-vous habituel mais qui, cette fois-ci, a quelque chose d’exceptionnel: alors que le marché alimentaire se durcit, le nouveau directeur général est sous pression. Les actionnaires attendent de savoir comment Mark Schneider envisage le futur de Nestlé. Revivez notre suivi de cette journée.

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17h00: Nestlé pourrait-il externaliser davantage ses activités afin de réduire ses coûts? Le groupe a déjà «outsourcé certaines activités mais cela implique aussi des marges plus faibles», souligne François-Xavier Roger, en réponse à un analyste. «Il faut se montrer pragmatique», complète Mark Schneider.

16h51: Mark Schneider évoque «l'héritage industriel» de Nestlé, avant le lancement de la session Q&A (questions et réponses) qui clôturera la journée. Mais «nous devons nous assurer d'avoir la latitude et la flexibilité de prendre les mesures appropriées».

15h50: Nestlé concentrera ses activités sur six sites à Vevey! C'est ce que vient d'annoncer François-Xavier Roger pour 2021. Le groupe est étalé sur 21 locaux actuellement. Cette décision fait partie d'une stratégie globale visant à réduire les coûts structurels du groupe. Les locaux parisiens (7 sites) seront aussi concernés. Ce sera le «principal vecteur d'amélioration des marges», souligne le directeur financier en garantissant que ses économies seront «réinvesties pour la croissance».

15h40: François-Xavier Roger, directeur financier du groupe, parle «discipline budgétaire». Le plan d'économies s'attaquera principalement aux activités non-commerciales: frais de conversion, back-office et coûts du capital. Quelque 160 millions de francs seront déjà économisés en 2017, assure le directeur financier.

14h45: C'est Patrice Bula, directeur de la stratégie commerciale, qui reprend la conférence après la pause. Il donne quelques exemples de produits à haute valeur ajoutée sur lesquels veut miser Nestlé: du fromage contenant du lait produit à proximité, du café premium ou des recettes destinées à des consommateurs toujours plus exigeants: «Même si ce n'est pas supporté scientifiquement, les gens qui mangent des produits sans-gluten se sentent mieux. Il n'y a donc pas de raison que l'on ne vende pas ce type de produits.»

13h: La pénétration de Nestlé dans la zone EMENA (Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord) est la plus importante du groupe. Mais «des acteurs locaux croissent plus vite que le marché», souligne le directeur Marco Settembri. Pour maintenir sa croissance (2,3% de moyenne sur les six dernières années), Nestlé entend économiser 400 à 500 millions de francs d’ici à 2020, notamment à travers une «harmonisation des mélanges de café» ou une refonte des plateformes de communication.

12h40: «Nous sentons la pression déflationniste. L’horizon, c’est celui d’une croissance zéro. Mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas croître dans cet environnement.» En réponse aux questions d’un analyste, Laurent Freixe rappelle que Nestlé est en train de se repositionner dans des marchés de niche à haut potentiel. Les Amériques sont la zone la plus exposée à l’obésité et, par conséquent, au recalibrage de l’industrie alimentaire, a-t-il rappelé plus tôt.

12h25: Parmi les nouveaux relais de croissance: de nouveaux produits développés par les incubateurs internes de Nestlé et la collaboration avec le géant du e-commerce Amazon. Sur le plan géographique, Laurent Freixe souligne le retour de l’Argentine sur les marchés financiers, la Colombie et ses 49 millions d’habitants ainsi que Cuba, où Nestlé vient de lancer sa troisième coentreprise avec le gouvernement.

12h: «Une part importante de la croissance part dans le e-commerce». Pour Laurent Freixe, directeur de Nestlé pour les Amériques, le marché n’est pas favorable aux entreprises disposant d'un large portfolio de produits. Comment continuer à croître dans ce contexte de décélération du marché états-unien? La stratégie passera d’abord par la réduction des coûts structurels. «Différents projets sont en cours dans tout le continent. Nous continuons à miser sur une réduction des coûts de livraison de 6%», explique Laurent Freixe. D’ici à 2020, les économies devraient atteindre de 350 à 450 millions de dollars.

11h10: Wan Ling Martello prend le relais. La vice-directrice de Nestlé détaille les opportunités et les défis de la zone Asie, Océanie et Afrique subsaharienne (AOA). Côté opportunités: chaque jour, 110 millions de cubes Maggi sont vendus en Afrique subsaharienne. Certains produits populaires enregistrent une croissance de 58% de leurs ventes. Côté défis: le virage technologique. Wan Ling Martello rappelle qu’Alibaba regroupe 466 millions des consommateurs et appelle à un meilleur ciblage marketing sur Internet. Illustration avec les parts de marché de Nescafé en Chine, trois fois plus faibles sur le Net (20%) que chez les détaillants.

10h50: Le modèle Nestlé est mort. Vive le modèle Nestlé. Il n’y aura plus de croissance organique de 5-6%. Le nouveau modèle Nestlé est une croissance «d’un chiffre intermédiaire (Mid-single digit)». La réorganisation du portefeuille de marques pourrait atteindre jusqu’à 10% des revenus de Nestlé, annonce Mark Schneider, avant de conclure sa présentation en rappelant qu’il y aura des décisions difficiles. «Toute ma famille a déménagé en Suisse. Je suis là pour le long terme.»

10h42: «Aucun changement» en lien avec L’Oréal. Mark Schneider a coupé court aux rumeurs en réfutant une quelconque vente des parts de Nestlé dans le groupe de luxe français, présenté comme un «fabuleux investissement», après le décès de son héritière Liliane Bettencourt.

10h30: NHW, l’acronyme de Nutrition, Health and Wellness (nutrition, santé et bien-être) revient souvent dans la bouche de Mark Schneider. C’est la direction qu’a prise le géant veveysan pour assurer sa croissance. Les produits NHW assureraient des marges plus importantes pour les groupes agroalimentaires. Pourtant, le directeur de Nestlé a souhaité rappeler son engagement en faveur de la division US Frozen, de produits surgelés.

10h: Le directeur du groupe veveysan a aussi eu quelques mots pour Nestlé Skin Health dont l’usine d’Egerkingen, à Soleure, a été fermée fin août, 190 emplois à la clé. «Nous nous occupons des structures peu performantes. Laissez-moi vous assurer que je n’hésiterai pas à prendre de nouvelles mesures énergétiques.» Les pertes de la division de soins pour la peau auraient coûté 0,2 point de croissance à Nestlé (3,2% en 2016), selon Mark Schneider.

9h30: Un certain «sentiment d’urgence». Le directeur général de Nestlé, Mark Schneider, ouvre la journée des investisseurs en soulignant d’entrée de jeu que les réformes vont s’accélérer. Le secteur alimentation et boisson fait face à un rapide changement des habitudes des consommateurs, non seulement dans les pays développés mais aussi dans les économies émergentes. «Il n’est pas que question des millennials mais leurs préférences sont émulées par les autres consommateurs. On peut se faire rapidement ringardiser (out of fashion).» En revanche, les consommateurs sont prêts à dépenser plus d’argent pour leur alimentation. «C’est la bonne nouvelle», pour Mark Schneider.

8h50: Avant même le début des diverses interventions, à partir de 9h30, heure suisse, Nestlé a publié un communiqué pour expliquer qu’il confirmait ses objectifs à moyen terme: une croissance organique moyenne à un chiffre pour 2020 et de nouvelles fusions et acquisitions. En juin dernier, le groupe avait annoncé son intention de consacrer 20 milliards de francs supplémentaires à cet effet, ainsi que pour les rachats d’actions pour les trois prochaines années.

Nestlé vise également une marge opérationnelle courante et récurrente située entre 17,5% et 18,5% d’ici à 2020, contre de 16% en 2016.

L’alimentation et les boissons restent au centre de la stratégie de l’entreprise, indique le groupe veveysan. Mais Nestlé va aussi continuer à mettre l’accent sur la nutrition, la santé et le bien-être. «Nous allons croître en offrant des marques et des produits qui répondent aux besoins changeants des consommateurs, en particulier à leur aspiration pour une vie meilleure et plus saine», selon Mark Schneider, cité dans le communiqué.

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