Netflix a gagné un peu moins d’abonnés que prévu au premier trimestre mais s’est montré lundi confiant dans la poursuite de sa croissance, alors qu’il s’apprête à franchir la barre symbolique des 100 millions d’utilisateurs.

Le service américain de vidéo en ligne revendiquait fin mars 1998, 75 millions d’utilisateurs, dont 50,85 millions aux Etats-Unis, d’après des résultats publiés lundi soir.

Cela représente un gain net de 4,95 millions d’abonnés en trois mois, quand le groupe avait dit viser 5,20 millions après une augmentation record de plus de 7 millions au quatrième trimestre 2016.

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Et le ralentissement devrait se confirmer au deuxième trimestre, durant lequel Netflix espère trouver 3,20 millions d’abonnés supplémentaires.

Un petit bénéfice à l’international

«Nous sommes toujours sur une bonne trajectoire de croissance. Notre contenu fonctionne», a néanmoins assuré le directeur général, Reed Hastings, lors d’une vidéoconférence avec des analystes. Il a notamment souligné que Netflix s’attendait à «dépasser ce week-end les 100 millions» d’abonnés, «un accomplissement important».

Après avoir initialement baissé dans les échanges électroniques suivant la clôture de la bourse de New York, l’action Netflix est repartie à la hausse: le titre montait de 1,36% à 149,25 dollars vers 23h45 GMT et pourrait ainsi atteindre un nouveau sommet historique si la tendance se confirme mardi durant la séance officielle.

Dans le détail, le service a gagné au premier trimestre 1,42 million d’abonnés aux Etats-Unis et 3,53 millions à l’international, où il a redoublé d’efforts l’an dernier. Et il escompte 600 000 utilisateurs supplémentaires au deuxième trimestre aux Etats-Unis, pour 2,60 millions à l’international.

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En termes financiers, Netflix a réussi pour la première fois au premier trimestre à dégager un petit bénéfice à l’international (43 millions de dollars). «La croissance des bénéfices sur nos marchés plus matures a compensé les investissements sur de nouveaux marchés», explique l’entreprise dans sa lettre trimestrielle aux actionnaires.

Elle prévient toutefois que la poursuite de ces investissements va de nouveau se traduire par «une petite perte» au deuxième trimestre.

A l’échelle de l’ensemble du groupe, le bénéfice net a atteint 178 millions de dollars au premier trimestre, un niveau plus que sextuplé comparé à un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires de 2,6 milliards de dollars (+35%). Le bénéfice par action, qui sert de référence aux Etats-Unis, est ressorti à 40 cents quand les analystes attendaient seulement 37 cents en moyenne.

Une concurrence complémentaire

Le groupe a parallèlement relativisé l’intensification de la concurrence. La multiplication de services de télévision en direct en ligne, comme le récent YouTube TV, n’aura «pas beaucoup d’impact sur nous car Netflix est largement complémentaire des forfaits de télévision payante», assure-t-il dans sa lettre aux actionnaires.

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Quant aux droits sportifs comme ceux remportés au début du mois par le rival Amazon pour les matchs de la Ligue professionnelle de football américain (NFL), «nous ne pensons pas que c’est une stratégie intelligente pour nous, parce que nous estimons que nous pouvons gagner davantage de spectateurs et les rendre plus satisfaits en dépensant cet argent dans des films et des séries télévisées», ajoute-t-il.