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Wannacry a attaqué des milliers d'ordinateurs. Mais ce n'est pas la seule cyberattaque qui concerne les entreprises. 
© Keystone/Ritchie B. Tongo

Informatique

Neuf entreprises suisses sur dix ont souffert de cyberattaques l’an dernier

Selon un sondage de KPMG, 88% des entreprises ont vu la conduite de leurs affaires être affectée par des cybercriminels

Il n’y a pas que Wannacry, la désormais célèbre cyberattaque qui a infecté des milliers d’ordinateurs autour du monde au début du mois. Virus, malwares: la cybercriminalité s’est multipliée ces dernières années. Au point que, selon un sondage de KPMG rendu public mardi à Zurich, 88% des entreprises disent avoir subi une cyberattaque en 2016.

L’année précédente, elles étaient 54% à s’en plaindre et 52% en 2015. En 2016, dans la plupart des cas (56%), ces assauts ont provoqué une interruption de l’activité commerciale. Dans plus d’un tiers des situations, les sociétés ont déploré des dommages en termes de réputation. De même, des pertes financières ont été enregistrées dans 36% des attaques.

Finances mieux protégées

Les entreprises en savent cependant plus sur les motivations de leurs assaillants (financières ou de surveillance industrielle, par exemple) et se montrent davantage prêtes à lutter contre eux. Surtout dans le secteur financier. La plupart des entreprises qui ont un plan pour réagir à des attaques sont des entreprises financières. C’est un effet de la régulation, parce que la Finma les y incite fortement, a expliqué Matthias Bossardt, responsable de la cybersécurité de KPMG Suisse. Le reste de l’économie est cependant nettement plus vulnérable.

Le cabinet de consultants mentionne d’autres points critiques, notamment le fait que peu d’entreprises fassent appel à des experts de la cybersécurité, qu’elles ne mettent pas suffisamment l’accent sur des méthodes de protection faciles à utiliser alors que l’humain est au centre des cyberrisques puisque c’est souvent par des e-mails frauduleux envoyés à des collaborateurs que les hackers entrent dans le système d’une entreprise. En outre, l’Internet des objets et l’intelligence artificielle sont des éléments de taille à prendre en compte dans le développement de la sécurité. Dans le premier cas, la moitié des entreprises sondées – elles étaient 60 au total – disent ne pas avoir de vision d’ensemble des objets connectés de leur réseau.

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