Le chiffre d’affaires du groupe, qui publie également le Boston Globe et d’autres journaux dans le nord-est des Etats-Unis, a chuté de 18,6% à 747,9 millions de dollars par rapport à son niveau d’il y a un an.

L’an dernier à la même époque, le New York Times affichait encore 335 000 dollars de bénéfices mais, depuis lors, ses recettes publicitaires ont décliné globalement de 28,4%. Même ses revenus en ligne ont été touchés (-8%).

La directrice générale Janet Robinson a précisé que l’horizon restait sombre. «Nos difficultés se sont intensifiées au premier trimestre», a-t-elle relevé dans un communiqué. «Pour le moment, bien qu’il soit encore tôt, nous pensons que le repli des recettes publicitaires pendant le trimestre en cours sera similaire à ce qu’il a été au premier».

«Avec le temps, cependant, nous pensons que l’économie retrouvera la croissance et que le marché publicitaire s’améliorera», a-t-elle ajouté.

Au début du mois le groupe avait menacé de fermer le Boston Globe, acheté pour 1,1 milliard de dollars en 1993, si les syndicats ne donnaient pas leur accord à un plan de réduction des coûts et des effectifs.

Il a aussi cédé son siège new-yorkais en crédit-bail, et obtenu un prêt de 250 millions de dollars auprès de l’homme d’affaires mexicain Carlos Slim, le troisième homme le plus riche du monde.

Il cherche à compléter ces mesures en cédant ses parts dans l’une des principales équipes de base-ball du pays, les Red Sox de Boston, et leur stade Fenway Park, ainsi qu’une chaîne de télévision sportive.

Comme le reste de la presse américaine, le New York Times se débat dans les difficultés créées par l’effondrement des recettes publicitaires, l’érosion de sa diffusion et la migration des lecteurs en ligne.

Jeudi le premier groupe de presse du pays, Gannett, propriétaire notamment du quotidien national USA Today, avait annoncé une chute de près de 60% de son bénéfice net trimestriel, à 77,7 millions de dollars, après avoir vu ses recettes publicitaires chuter de 34%.