Transport aérien

Niki Lauda, futur acheteur de son ancienne compagnie Niki

Niki Lauda a été préféré au groupe IAG/Vueling, retenu lors d’une précédente procédure qui a été annulée. Pour finaliser le dossier, il faut que les autorités des deux pays acceptent la transaction

L’ancien champion du monde autrichien de F1 Niki Lauda a été retenu pour racheter les actifs de la compagnie aérienne Niki qu’il avait fondée en 2003, ont annoncé mardi les administrateurs de cette ex-filiale d’Air Berlin. Il a notamment été préféré au groupe hispano-britannique IAG/Vueling, retenu lors d’une précédente procédure fin décembre, qui a été annulée. Il s’agissait de la troisième offre formulée par Niki Lauda depuis septembre.

«A l’issue d’un appel d’offres transparent, (la société) Laudamotion GmbH s’est imposée tôt dans la matinée comme la mieux offrante», ont déclaré dans un bref communiqué commun les administrateurs autrichien et allemand de Niki.

Aucun détail sur la transaction n’a été précisé à ce stade. Les administrateurs ont précisé tabler sur un feu vert «rapide» des autorités des deux pays pour la finalisation du dossier.

Placée en redressement judiciaire

Fin décembre, IAG avait annoncé avoir été retenu, dans le cadre de la procédure de liquidation d’Air Berlin en Allemagne, pour le rachat de «jusqu’à 15 avions de la famille A320 et un portefeuille de créneaux horaires attractifs» appartenant à Niki.

Le coût de la transaction, qui devait être finalisée fin février, avait été fixé à «20 millions d’euros», plus jusqu’à «16,5 millions d’euros» de liquidités pour la compagnie. IAG avait indiqué prévoir d’employer environ 740 des 1000 salariés de Niki. La procédure avait toutefois été relancée mi-janvier après que l’Autriche se fut déclarée compétente dans ce dossier, le siège social de Niki se trouvant dans ce pays.

Lire aussi: Lufthansa et le groupe Thomas Cook pressentis pour se partager Air Berlin

Niki avait été placée en redressement judiciaire mi-décembre après la défection de Lufthansa, qui souhaitait reprendre la compagnie en même temps que des parties d’Air Berlin. Le géant allemand avait finalement jeté l’éponge en raison de réserves de l’Autorité européenne de la concurrence.

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