Cybersécurité

N’importe quelle voiture, même ancienne, peut être piratée

En s’attaquant à un véhicule des plus conventionnels, la hackeuse Sheila Berta veut éveiller les consciences aux risques encourus. La thématique n’est pas nouvelle mais peu d’efforts sont entrepris pour résoudre ce problème

C’est une petite citadine lambda, une manuelle, qui plus est. De celles que l’on ne remarque même pas sous sa peinture gris foncé. Dans cette voiture, pas de wi-fi, pas de Bluetooth. Elle n’est pas pour autant à l’abri d’un piratage. La hackeuse argentine Sheila Berta en a fait la démonstration mercredi aux Swiss Cyber Security Days, à Fribourg.

Quelques secondes à l’intérieur du véhicule lui suffisent: elle connecte un petit boîtier de sa conception à un composant caché près du volant: le bus de données CAN, sur lequel sont branchés divers éléments de la voiture, phares, freins, tableau de bord, etc. La voiture est désormais à sa merci, «je lui parle par SMS, elle s’exécute», dit-elle, en activant les phares de freinage et les voyants d’alerte du tableau de bord.