Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
La Nintendo Switch est la première console deux-en-un du marché. Vite essoufflée sur le plan technologique, elle reste néanmoins une excellente console portable, capable de multiplier les expériences de jeu.
© AP

Test

Nintendo Switch, pour jouer partout comme dans son salon

La console de l’éditeur japonais se transforme en un tour de main et permet de poursuivre sa partie à peu près partout. Vite limitée sur le plan technologique, elle n’en produit pas moins d’excellents jeux comme «The Legend of Zelda: Breath of the Wild»

Ce matin-là, difficile de passer inaperçu en dégainant la Nintendo Switch dans le train pour Lausanne. Objet encore non identifié, à mi-chemin entre le smartphone et la tablette, la dernière console de Nintendo – en vente depuis le 3 mars – pique la curiosité. «C’est bien la Switch ça?» Certains passagers l’attendaient visiblement avec impatience. Pour d’autres – plus discrets – c’est l’objet en lui-même qui interpelle, avec ses manettes rouge et bleu fluo (Joy-Con, selon la novlangue de Nintendo). Le Temps a testé cette console modulable en situation réelle. Dans un train bondé de pendulaires.

Calé sur un siège «dans le sens de marche», la reprise de la partie de la veille – débutée devant un véritable écran télévisé, celui de notre salon – demande un petit temps d’adaptation. Côté technique, le transfert de l’image du téléviseur vers l’écran portable et vice-versa se fait à la volée, sans aucun accroc. La transformation du gamepad (une manette classique) est, elle, un peu plus longue. Les deux Joy-Con doivent être retirés de leur socle et arrimés, en poussant simultanément un discret bouton, à l’écran portable de la Switch (6,2 pouces, soit 15,75 cm environ).

Cet écran secondaire n’a rien d’un faire-valoir: la qualité d’image se paie même le luxe d’être plus flatteuse que sur la TV du fait de la surface d’affichage réduite. La densité de pixels demeure toutefois moins élevée que sur un smartphone haut de gamme.

Zelda pour lancer la Switch

Côté gameplay, le plaisir est exactement le même. Notre partie de l’excellent «The Legend of Zelda: Breath of the Wild» nous attendait exactement là où nous l’avions laissé: devant un campement ennemi aux prises avec d’affreux gobelins. Après un petit temps de désorientation, nous finissons – à coups de massue – par tirer Link de ce mauvais pas. La possibilité de poursuivre sa partie dans les transports publics ne sera pas de trop pour explorer tous les recoins de l’univers du plus célèbre des lutins. Les développeurs annoncent un monde complètement ouvert, sans ordre préétabli pour compléter les différentes quêtes (une fois complétée la première phase de type tutoriel).

En l’absence de «Super Mario Odyssey» (qui devrait sortir en décembre), c’est bien de Zelda que dépendra le sort du lancement de la nouvelle console de Nintendo. Le jeu «1-2 Switch» – une compilation de 28 mini-jeux d’apéro qui est à la Switch ce que WiiSports était à la Wii – combine le bon et le moins bon. On joue à un duel de cow-boys (il faut dégainer son Joy-Con et tirer lorsqu’un signal sonore retentit), de katanas ou – plus subtil – on tente de deviner combien de boules se trouvent dans une boîte en bois simulée par une Joy-Con qu’on incline et dont le moteur de vibration se montre incroyablement sensible et convaincant. D’autres mini-jeux nous ont semblé plus anecdotiques pour ne pas dire de mauvais goût, tel ce simulateur de traite de vache franchement salace.

Nintendo vient par ailleurs de confirmer la sortie d’une soixantaine de jeux indépendants pour 2017. Ubisoft, Electronic Arts ou encore Bethesda – qui va porter Skyrim sur Switch – ont également annoncé leur soutien au nouveau joujou de Nintendo. De bon augure quand on se rappelle à quel point la défection des éditeurs tiers avait plombé les ventes de la précédente console de Nintendo.

Une question d’autonomie

L’autonomie, c’est l’autre grand enjeu de la nouvelle console de Nintendo. Le constructeur promet une longévité allant de trois à six heures, en fonction de l’exigence graphique des jeux. Après quelque 40 minutes de train, notre partie de Zelda – qui sera sans doute l’un des titres les plus énergivores – n’a pas encore consommé un tiers de la batterie. La Switch semble donc tenir la route de ce côté-là.

Mais tiendra-t-elle les chocs d’une vie de nomade? Avec sa forme allongée de 30 centimètres et son poids (380 grammes, avec les Joy-Con), n’imaginez même pas la glisser dans votre poche. Pour pouvoir l’emporter dans vos déplacements et profiter pleinement de son mode portable, il faudra investir dans une pochette compacte adaptée à la console. Ça tombe bien: plusieurs sites de ventes en ligne en commercialisent déjà depuis un mois. Au prix de la console (349 francs) et du jeu (79 francs), ajoutez encore 30 à 60 francs supplémentaires. Le prix de la liberté pour le joueur.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)