Automobile

Nissan biffe 90 emplois sur son siège européen à Rolle

Le constructeur automobile délocalise trois départements vers son siège parisien, évoquant des «synergies». Le taux de change pas officiellement en cause

Le siège européen de Nissan International SA à Rolle (VD) perd 90 emplois. Dès 2017, le constructeur automobile asiatique délocalisera ses départements marketing, ventes et contrôle dans ces nouveaux locaux en région parisienne.

Ni le franc fort ni l'instabilité autour de l'application de l’initiative de l’immigration de masse ne sont en cause, affirme l’entreprise soulignant qu’il ne s’agit pas de suppression de postes. «Ces fonctions seront déplacées à Montigny-le-Bretonneux, en France, afin qu’elles soient situées dans le même bâtiment que les équipes auxquelles elles sont liées et puissent travailler à leurs côtés», explique le groupe – partenaire de Renault – dans une déclaration écrite, confirmant une information de la RTS.

«Les employés ont 20 jours pour décider s’ils suivent leur poste à Paris. Il n’y aura pas de plan social car il n’y a pas de suppression de poste», résume au Temps la porte-parole du groupe Sara Jenkins. Le déménagement devrait commencer en avril 2017 et coïncider avec l’inauguration des nouveaux bâtiments de Nissan dans la région parisienne, conçus pour accueillir quelque 600 employés.

Perte d’attractivité de la région?

Du côté du département vaudois de l’économie, on affirme avoir obtenu des garanties quant aux 127 postes restants. «Toutes les fonctions dirigeantes du groupe sont maintenues. Nissan conservera plus d’employés qu’à son arrivée à Rolle», souligne son chef Philippe Leuba. Le Conseiller d'Etat ne voit pas dans cette délocalisation le symbole d’une perte d’attractivité de la région mais des «raisons qui relèvent de l’entreprise elle-même».

Le groupe Nissan a subi un recul de 8,4% de son chiffre d’affaire sur le deuxième trimestre de l’année (avril à juin), en comparaison à l’année dernière, à 2650 milliards de yen (quelque 25,2 milliards de francs). En cause: des effets négatifs liés au taux de change. Mais aussi au déclin des ventes en Russie, un marché qui dépend directement du siège de Nissan à Rolle.

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