Étude

Le nombre d’investissements étrangers en Suisse toujours en hausse

Le cabinet d’études Ernst & Young publie mardi son «Baromètre de l’attractivité» 2014. Les opinions des investisseurs concernant la réforme de la fiscalité des entreprises y apparaissent plutôt positives

Les atouts de la Suisse sont «exceptionnels». Sa place économique est donc «appréciée dans le monde entier», selon le cabinet d’audit Ernst & Young qui publie mardi son «Baromètre de l’attractivité» 2014, intitulé pour l’occasion «Mener le peloton». La qualité de vie y reste attractive, la stabilité du système politique, du climat social et du franc sont autant d’arguments avancés pour expliquer cet attrait.

En 2013, 76 projets d’investissements d’entreprises étrangères ont été réalisés en Suisse, ce qui fait passer la Suisse de la 14e à la 12e place du classement des lieux d’investissement européens (les trois premiers pays étant la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France).

Selon les cadres dirigeants questionnés dans plus de 808 entreprises par le cabinet au début de l’année, l’Europe de l’Ouest a retrouvé son statut de pôle d’investissement privilégié, devant la Chine. Deux menaces pèsent toutefois sur le maintien de ce podium: le chômage et la déflation, selon Alessandro Miolo, responsable de la Suisse alémanique chez Ernst & Young, cité dans le communiqué.

Peu de délocalisations prévues

Les entreprises étrangères restent en outre fidèles à la Suisse. Malgré les votations en faveur de l’initiative Minder ou «Contre l’immigration de masse», en 2014, seules 8% des entreprises questionnées ont l’intention de délocaliser une partie de leurs activités hors de Suisse (contre 14% l’an dernier).

Concernant la réforme de la fiscalité des entreprises, la «pression infernale» qui pèse sur les cantons ne touche pas les cadres. Un sur quatre (23%) juge que les répercussions de ces réformes auront des effets positifs et 41% ne s’attendent qu’à peu ou pas d’effets.

Selon Ernst & Young, l’attrait de la Suisse devrait encore se développer dans les années à venir. Ainsi, dans les trois prochaines années, 36% des cadres interrogés se disent «optimistes» quant à l’évolution de la place économique du pays. Le secteur tertiaire – banques, assurances, finances – présente selon plus de la moitié des sondés (54%) le plus fort potentiel de croissance, devant l’industrie pharmaceutique et la biotechnologie (36%).

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