Alors qu’il employait une trentaine de personnes en 2001, l’Idiap compte actuellement une centaine de collaborateurs, dont quelque 80 chercheurs. L’ensemble du personnel est installé au Centre du Parc de Martigny. L’institut y a emménagé en août 2007 et y occupe désormais 2500 m2 de locaux, répartis sur cinq étages. Dirigé par le professeur Hervé Bourlard, l’Idiap est une fondation à but non lucratif spécialisée dans la gestion de l’information multimédia et les interactions multimodales homme-machine. «Fondé en 1991 par la Ville de Martigny, l’Etat du Valais, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Genève et Swisscom, cet institut autonome collabore étroitement avec l’EPFL pour les aspects académiques», précise Yann Rodriguez, project manager à l’Idiap et responsable du transfert technologique. Le financement du budget, qui s’élève à près de 10 millions de francs suisses, est assuré à 70% par des projets de recherche et à 30% par des fonds publics. Les mandats externes sont nombreux: Nokia, Philips, Oracle ou Swisscom ont fait appel à l’institut valaisan. Pour Nokia, par exemple, l’Idiap développe un petit logiciel destiné à modéliser les comportements sociaux afin de proposer des services personnalisés aux utilisateurs de téléphone portable. La société vaudoise Fastnet a développé de nouveaux filtres inspirés du comportement humain afin d’améliorer son logiciel anti-spams. Il s’agit d’algorithmes de détection qui comprennent avec la subjectivité humaine ce qui est un spam et ce qui n’en est pas un. Pour y parvenir, «chaque courrier électronique indésirable est considéré comme une image», explique Yann Rodriguez.