Contrairement à la professeure Morvant-Roux (dans sa tribune pour Le Temps, le 27 août), je considère que l'approbation par le G7 du montant de 251 millions de dollars pour soutenir les femmes entrepreneuses en Afrique est une excellente nouvelle.

Si l’entrepreneuriat des femmes dans le secteur informel représente une part importante de leur activité non agricole – part estimée à 64% en Afrique subsaharienne –, les options des entrepreneuses sont restreintes du fait d’un accès trop limité au capital. Les banques ne leur accordent pas de prêts pour une série de raisons: des coûts de transaction élevés, une difficulté à faire respecter les contrats via les tribunaux, et un manque de collatéral. Le microcrédit peut pallier ce manque en offrant un outil financier dans des environnements où l’accès au crédit formel est limité.