Le chiffre d’affaires de la BCV a baissé en 2008 de 15% à 928 millions de francs. Le directeur général Pascal Kiener estime néanmoins que la banque a fait preuve «d’une bonne résistance»: l’établissement a connu une «forte performance au 2e semestre», après «l’accident du négoce au 1er trimestre».

Le repli du chiffre d’affaires s’explique avant tout par la cession des activités d’Unicible et de la filiale espagnole A&G, des marchés financiers en baisse et de la contre-performance de la banque dans le négoce des actions au premier semestre. Sur base comparable, ils diminuent de 9%.

«Il n’y a pas de resserrement du crédit en Suisse dans le monde des petites et moyennes entreprises», a expliqué Pascal Kiener, directeur général. «A part quelques cas isolés, nous ne voyons pas de difficulté chez les PME vaudoises qui se traduirait par une hausse de leur demande de lignes de crédit».

La banque prétend avoir gagné «8000 nouveaux clients et récolté 1,7 milliard de francs venant de la clientèle locale». «Nous serons certes à côté de nos clients le plus longtemps possible, mais la BCV n’est pas là pour soutenir les canards boiteux.», avertit Pascal Kiener.

Le bénéfice brut, qui a bondi de 55% au second semestre après une chute au premier, s’établit à 423 millions de francs, en recul de 20% sur l’année. Le bénéfice net régresse d’un quart pour s’inscrire à 358 millions de francs.