Le gouvernement britannique a pris ses distances lundi avec des notes sur une éventuelle stratégie de sortie de l'UE, dont la teneur a été révélée par la photo d'un cahier tenu par une attachée parlementaire.

«Quelle est la stratégie? Le beurre et l'argent du beurre» est-il écrit à la main sur le cahier que porte l'attachée parlementaire du député conservateur Mark Field à la sortie du ministère du Brexit.

Les journaux britanniques ont reproduit la photo de ces notes en zoomant, rendant lisible une bonne partie de ces notes prises lors d'un rendez-vous de Mark Field à ce ministère, mis en place après que les Britanniques se sont prononcés en juin en faveur de la sortie de l'Union européenne.

Le ministère n'a pas révélé le but de la visite de Mark Field, mais un porte-parole du gouvernement a assuré à l'AFP que «ces notes n'appartiennent pas à un responsable gouvernemental ou à un conseiller spécial. Elles ne reflètent pas la position du gouvernement quant aux négociations sur le Brexit».

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«Les Français seront sans doute les plus difficiles»

Or, cinq mois après le référendum du 23 juin, la Première ministre Theresa May n'a guère livré de détails sur sa stratégie de sortie de l'UE, bien qu'elle ait promis de lancer le processus d'ici fin mars.

«Plus difficile pour les services, car les Français espèrent faire des affaires», relèvent les notes. Un peu plus bas, on peut lire que «les Français seront sans doute les plus difficiles» ou encore que «l'équipe de négociateurs (de l'UE) est très française». Le négociateur en chef du Brexit pour la Commission européenne est le Français Michel Barnier.

Les notes suggèrent également que Londres ne parviendra pas à garder son accès au marché unique et tentera de maintenir le cap des deux ans pour sortir de l'Union, à rebours de l'idée que des négociations plus longues permettraient d'adoucir l'impact du Brexit.

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«On garde les deux ans. Aucun autre détail. Nous jugeons peu probable que nous pourrons garder le marché unique», est-il ainsi écrit. Les notes évoquent également une négociation secteur par secteur et un accord sur le secteur industriel qui sera «relativement simple».