Les contribuables américains ont officiellement jusqu’au 23 septembre pour se faire connaître auprès de l’IRS, le Fisc américain: s’ils se désignent d’eux-mêmes, ils échapperont aux poursuites criminelles et devront simplement payer les sommes dues, majorées d’une amende. Mais plus de 3000 personnes se seraient déjà dénoncées et auraient fait appel aux services de fiscalistes pour gérer au mieux leur dossier. Le chiffre montre que le programme proposé par la justice fiscale est satisfaisant puisque 88 personnes seulement avaient fait d’elles-mêmes appel à l’IRS en 2008. Désireuse de laisser ce mouvement continuer et de laisser l’opportunité à plus de contribuables encore de se faire connaître, l’administration fiscale aurait donc décidé, selon le Wall Street Journal de ce jour, d’accorder un délai supplémentaire aux fraudeurs, qui pourrait courir jusqu’au 15 octobre.

C’est le contentieux entre UBS et la justice américaine qui est à l’origine de tous ces «coming out», après qu’UBS a consenti en février à livrer 250 noms de détenteurs de comptes américains non déclarés. La semaine dernière, la banque a envoyé un courrier à ses clients, dont Le Temps a obtenu copie, ajoutant encore à la pression. Cette lettre aux détenteurs de comptes visés par l’IRS voulait les prévenir de l’imminence de la livraison de leurs noms. Des données pourraient être transmises même en cas de contestation