Le casting était complet. Un conseiller fédéral, Johann Schneider Ammann, un conseiller d’Etat, le Genevois Pierre Maudet et un représentant des PME, Jean-François Rime, le président de l’USAM. Tous trois étaient réunis lundi matin à Berne pour présenter la nouvelle version du guichet unique et électronique pour les entreprises.

EasyGov.swiss, c’est son nom, est un portail qui «simplifie les contacts entre l’économie et l’administration et réduit la charge administrative des entreprises», explique le Département fédéral de l’économie (DEFR). Mais si toutes ces personnalités étaient présentes lundi, c’est parce que ce 6 novembre marque une étape importante du grand projet de cyberadministration suisse.

Désormais, les entreprises peuvent gérer, avec le même compte et sur la même interface, toutes sortes de démarches administratives, qu’elles soient fédérales, cantonales ou communales. C’est le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) qui gère cette plateforme regroupant les «prestations concernant l’ensemble du cycle de vie d’une entreprise, de sa fondation à sa liquidation, en passant par son exploitation».

A la place de Startbiz

Concrètement, depuis lundi, une entreprise peut s’enregistrer auprès du Registre du commerce et y faire valider certaines mutations. Elle peut aussi entreprendre les démarches administratives qui concernent l’AVS, la TVA et l’assurance accident (SUVA et assurance privée). Les autres prestations les plus demandées, comme les requêtes pour des autorisations de séjour et de travail, seront ajoutées au fur à et à mesure jusqu’à fin 2019, annoncent les autorités. Ce portail remplace l’ancien, baptisé Startbiz, qui était opérationnel depuis 2004. Il s’ajoute également à certains portails disponibles au niveau cantonal.

Olivier Grometto a testé ce nouveau site, lundi. Le responsable des relations avec les membres de la Fédération des entreprises romandes (FER) à Genève est visiblement séduit. Sur la forme, comme sur le fond. «J’ai quasiment pu créer mon entreprise en quelques minutes. C’est vraiment un outil formidable qui va simplifier la vie des entrepreneurs.»

Olivier Grometto émet toutefois un regret. «Pour celui qui connaît mal le système suisse, il est difficile de savoir à quelle caisse AVS il est pertinent de s’affilier. Pouvoir saisir son segment d’activité et son canton permettrait d’être mieux orienté vers les caisses interprofessionnelles.» Par manque d’informations, la plupart des entrepreneurs vont opter pour la caisse cantonale de compensation, estime-t-il. «En termes de concurrence, il y a mieux à faire.»