Les déclarations des ministres des Finances de la zone euro lundi soir n’ont pas rassuré les marchés. La devise européenne a atteint mardi matin un nouveau plus bas historique de 1,1664 franc.

Face au billet vert, l’euro s’échangeait sous 1,40 dollar, à 1,3960 dollar. Il s’agit de son plus bas niveau depuis un mois et demi.

Les marchés craignent une aggravation de la crise de la dette souveraine en Europe, qui place désormais l’Italie dans la tourmente.

Lundi soir, la zone euro a promis de renforcer la force de frappe de son Fonds de secours financier et de le doter de nouveaux moyens face au risque d’une contagion de la crise de la dette à l’Italie ou l’Espagne.

Marchés mondiaux en baisse

La Bourse de New York a fini en nette baisse lundi, vacillante face aux problèmes du plafond de la dette aux Etats-Unis et aux craintes de contagion de la crise budgétaire en Europe: le Dow Jones a lâché 1,20% et le Nasdaq 2%.

Par ailleurs, la Bourse de Tokyo a également terminé la séance de mardi en net recul de 1,43% à cause d’un regain d’inquiétudes quant à une contagion de la crise de la dette dans la zone euro à l’Italie voire à l’Espagne, accompagné d’une chute de l’euro face au yen.

A la clôture, l’indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu 143,61 points à 9.925,92 points, repassant sous la barre des 10 000 points qu’il avait dépassée la semaine dernière pour la première fois depuis deux mois.

Mettre fin à la «cacophonie» européenne

De son côté, le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé dans la nuit de lundi à mardi aux dirigeants européens de mettre un terme à leur «cacophonie» sur les remèdes à apporter à la crise de la dette qui menace de se propager.

«Il n’y a pas de place pour l’indécision et les erreurs», a averti Georges Papandréou.

Dans un courrier au chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le chef du gouvernement grec a déploré que les dirigeants européens se laissent aller à la «cacophonie au lieu de se mettre d’accord sur un plan commun, ce qui crée davantage de panique».