Ce n'est pas un poisson d'avril. Le 1er de ce mois, le nouveau service de consultation pour les femmes cadres et les professionnelles qualifiées a ouvert, à Lausanne. Le lieu est destiné à celles qui désirent évoluer professionnellement, en prenant un poste à responsabilités, en réorientant leur carrière ou en créant leur propre entreprise. Cette prestation, baptisée CarriElles, est lancée pour les cinq ans de l'association Pacte, avec le soutien du Bureau fédéral de l'égalité et la Loterie Romande.

«Nous sommes parties des besoins des femmes», raconte Françoise Piron, directrice de Pacte, spécialiste des questions d'égalité et conseillère, en compagnie d'Isabelle Flouck, cheffe de projet et spécialiste en gestion de carrière. «Ces dernières années, j'ai souvent reçu des appels de femmes occupant des postes à responsabilités et désirant progresser dans leur carrière. Lorsqu'elles ont besoin d'être écoutées, lorsqu'elles ont besoin de conseils, elles ne savent pas vers qui se tourner.» Les difficultés à concilier vies professionnelle et privée, à dépasser ses blocages pour oser aller de l'avant, les écueils lors de la préparation d'un entretien d'embauche, l'apprentissage du marketing de soi et de la négociation, la communication entre hommes et femmes sur les lieux de travail: la gamme des questions abordées est vaste.

La nouvelle offre est complémentaire au programme de mentoring, un accompagnement par une marraine, assorti d'ateliers de formation, qui s'étend sur une année. «Avec CarriElles en revanche, l'idée est d'offrir des conseils ponctuels, sur mesure, à court terme, en trois séances environ, à des femmes qui n'iraient jamais voir un coach directement», ajoute Françoise Piron. Trois axes de développement sont pris en compte: le développement personnel, le marketing de soi, le développement de carrière.

Le fonctionnement de CarriElles est un peu celui du médecin généraliste: la personne qui consulte vient pour une, deux, trois séances au maximum. A l'issue de ces rencontres, les conseillères de Pacte posent leur diagnostic. Parfois, la discussion suffit, parfois il faut orienter la personne vers d'autres spécialistes et ajouter quelques séances de coaching ou une aide précise. «J'ai par exemple demandé à une chasseuse de têtes de faire une simulation d'entretien avec une femme qui devait être recrutée en anglais et avait besoin de s'entraîner», ajoute Françoise Piron.

L'idée est aussi de pouvoir instituer des «associations de compétences», c'est-à-dire de pouvoir mettre en réseau plusieurs femmes aux problématiques semblables. «On peut imaginer par exemple, poursuit Françoise Piron, que trois ou quatre femmes d'une cinquantaine d'années qui rencontrent les mêmes problèmes sur le marché du travail unissent leurs compétences et s'entraident pour peaufiner leur dossier de candidature.»

Prix des séances avec une conseillère: 80 francs. Journée portes ouvertes le vendredi 4 avril, dès 11 heures, avenue de l'Eglise-Anglaise 6, à Lausanne. Plus d'infos sur le site: http://www.pacte.ch