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Nouvel outil pour l’industrie du gaz

La start-up Bright Sensors va démarrer la vente de ses produits

Nouvel outil pour l’industrie du gaz

Capteurs Bright Sensors va démarrer la vente de ses produits

La start-up lausannoise Bright Sensors va démarrer la commercialisation de ses capteurs destinés aux fabricants de chaudières et aux moteurs dans l’industrie du gaz. Faisant partie des dix projets primés lors du concours Ventures 2014 Business Ideas et lauréate du prix Axpo Energy Award 2013, la jeune société espère convaincre de grands équipementiers.

Emissions nocives réduites

Quelles particularités possèdent ces capteurs? Ils permettent de mesurer la qualité du gaz naturel afin d’en corriger les paramètres avant la combustion. «L’utilisateur pourra effectuer les réglages adéquats et réduire ainsi sa consommation énergétique, tout en réduisant les émissions nocives», explique Gaël Farine, cofondateur de Bright Sensors, contacté la semaine passée.

Actuellement, les chauffe-eau à gaz fonctionnent avec des sondes, situées au niveau de l’échappement de l’appareil. «Ces sondes ont une durée de vie réduite étant en contact direct avec les gaz de la combustion et de hautes températures, précise Conor Slater, cofondateur de la start-up. Nous intervenons en amont. Nos capteurs mesurent physiquement la viscosité du gaz, avant sa combustion.»

Le projet de Gaël Farine et Conor Slater, deux ingénieurs issus du Laboratoire de production microtechnique de l’EPFL, intéresse également l’industrie du biogaz. Leur capteur devrait permettre un meilleur contrôle de la réaction de biométhanisation. «Aujourd’hui, les réglages se font de manière ­empirique», constate Gaël Farine. ­Bright Sensors a déjà contacté une dizaine de clients qui prévoient de tester le produit. «Nous avons également pu constater de l’intérêt dans le secteur automobile et de la part de certains chauffagistes», souligne Gaël Farine. Avec les tests des clients, Bright Sensors espère pouvoir positionner son produit au mieux. «Notre but n’est pas d’en vendre un maximum mais de les commercialiser aux bonnes personnes. A terme, nous allons vendre notre capteur à quelques grands équipementiers qui l’intégreront à leurs appareils.»

Fabriquant ses capteurs sur le site de l’EPFL, Bright Sensors a la capacité de produire des dizaines de milliers de pièces par année. La start-up a choisi, dans l’immédiat, de ne pas révéler son objectif en matière de chiffre d’affaires ni le prix de vente de son appareil. Seule précision: à terme, le marché potentiel est de plusieurs centaines de milliers de pièces par année.

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