Les bourses mondiales ont fortement dévissé en Europe et en Asie au surlendemain de la décision d'injecter des sommes massives pour rassurer le système financier mondial. Les craintes d'une récession ont pris le dessus et ont continué à faire souffler un vent de panique sur les marchés.

En Allemagne, moteur de l'économie européenne, les signes de ralentissement se multiplient. Les carnets de commandes des entreprises ne sont pas remplis et l'activité industrielle est en baisse. Pour l'an prochain, le pays attend une croissance de 0,2%.

Les Etats-Unis ne sont pas moins malades, même si Dow Jones et Nasdaq ont évolué en dents de scie toute la journée. La crise du crédit fait ses premières victimes. Selon des chiffres publiés jeudi, la production industrielle a baissé de 6% au 3e trimestre, la plus forte chute depuis 1991. Les fermetures d'usines, de mines et d'autres chantiers à cause des conditions cycloniques et de la grève chez Boeing ont fait baisser la production industrielle de 2,8% en août, la plus forte chute mensuelle depuis 1974.

Faibles ventes

Le climat de la consommation est à la déprime. Les ventes de véhicules légers ont dégringolé à 12,5 millions en septembre en rythme annuel, les plus mauvaises depuis 1993. L'industrie automobile s'apprête à fermer plusieurs sites de production.

Autant dire que les marchés recherchent désespérément des signes de confiance. Des analystes s'attendent à ce que les Etats investissent dans des plans de relance.

Les regards sont désormais tournés vers les Etats-Unis qui accueillent un sommet transatlantique ce samedi. Le président américain George Bush et le président français et de l'Union européenne Nicolas Sarkozy vont évoquer les mesures pour insuffler la confiance dans l'économie mondiale.