Transports

Nouvelle opération escargot des taxis à Genève

Les chauffeurs traditionnels lancent une manifestation ce mardi. La démarche s’inscrit dans le cadre d’une campagne anti-Uber nationale

Rebelote. Ce mardi après-midi, les taxis ont annoncé qu’ils défileraient à nouveau dans les rues de Genève. Comme ils l’ont fait en mai dernier, simultanément dans la ville du bout du lac, à Lausanne, à Bâle et à Zürich. Leurs revendications n’ont pas changé depuis: dénoncer l’illégalité d’Uber et la non-application de la loi par les autorités genevoises.

Plus concrètement, jusqu’à 300 bonbonnes jaunes et bleues ont prévu de se rassembler dès 13h au Centre Sportif de Meyrin. Le mouvement s’inscrit dans le cadre d’une action concertée à l’échelle nationale de l’Union Suisse des Taxis. «Les opérations prévues dans plusieurs cantons sont un signe de protestation pacifique contre les agissements de la Multinationale californienne portant un grave préjudice à notre profession», souligne le Collectif des taxis genevois.

Le défilé au bout du lac, qui se déroulera de 14h à 17h, débutera par l’Avenue Louis-Rendu, pour se terminer au Rond-Point de Rive. Aller-retour.

Une centrale de taxi Uber?

«Contrairement à ce que l’Etat de Genève tente d’affirmer, Uber est active dans le taxi et non pas dans la location de véhicules avec chauffeurs. C’est aussi une centrale de taxis», estiment les milieux professionnels traditionnels. Or, selon ces derniers, pour pouvoir exercer la société américaine aurait besoin d’une autorisation et devrait travailler avec des chauffeurs et des véhicules ayant le droit de pratiquer le taxi à Genève.

«Uber n’a pas d’autorisations, ni pour elle ni pour ses chauffeurs», concluent-ils, rappelant que les autorités ont sommé la multinationale de ne plus exercer ses activités dans le canton le 30 mars 2015, interdiction dont le caractère exécutoire a été confirmé par le Tribunal fédéral en janvier 2016.

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