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Les portes ouvertes se tiendront du 6 au 13 juin prochain à Genève. Les multinationales participantes: SITA, leader mondial de l’informatique appliquée à l’aéronautique, le numéro un mondial des arômes et des parfums Givaudan, le groupe de luxe Ri...
© SALVATORE DI NOLFI

Réformes

Nouvelle opération de séduction des multinationales à Genève

Les grandes sociétés transfrontalières du canton poursuivent leur campagne didactique contre l’incompréhension. Elles réitèrent l’ouverture de leurs portes au public en juin, sur les thèmes de la formation et de l’innovation

Votations du 9 février contre l’immigration de masse, réforme de l’imposition des entreprises (RIE III), cascade d’initiatives populaires agressives, franc fort: les grandes sociétés transfrontalières ont horreur du flottement. «Il nous faut un environnement politico-économique stable, à travers des normes respectueuses des standards internationaux, tout en évitant, comme le préconise la Confédération, une législation équitable, sans être trop contraignante», explique Frédérique Reeb-Landry, présidente du Groupement des entreprises multinationales (GEM), regroupant 84 membres d’origine suisse ou étrangère, soit 30 000 emplois répartis entre les cantons de Genève, Vaud et, dans une moindre mesure Fribourg.

Lire aussi: Les multinationales lémaniques pointent du doigt les défis liés à leur relève

Sans quoi, les enseignes de l’Arc lémanique employant plus de 160 000 salariés – pour 1,5 place de travail supplémentaire induit –, risquent de plier bagage. «Les multinationales sont à l’origine de deux postes sur trois, créés entre 2000 et 2010», insiste-t-elle, avant de rappeler le poids économique de ces entités: 43% du PIB genevois, 41% de celui du canton de Vaud et 36% à l’échelle nationale.

Présence incontournable

Vu que les sociétés transfrontalières génèrent un grand nombre d’emplois, les étudiants de Suisse occidentale ont de grandes chances de travailler un jour pour l’une d’elles, en direct, via un sous-traitant, ou encore par le biais d’une administration publique ou une fonction académique.
Le vivier de compétences, soit une main-d’œuvre locale adaptée aux besoins de multinationales et donc avant tout polyglotte, est l’un des principaux atouts du pays aux yeux des grandes multinationales.

«Nous recherchons des métiers et des profils particuliers», signale Frédérique Reeb-Landry, saluant au passage l’avantage d’une formation helvétique duale. Exemple: la Haute Ecole de Gestion de Genève a ouvert une filière unique en Suisse romande, 100% en anglais, axée sur le leadership et les défis culturels propres à une carrière internationale. Objectif, pour son responsable: «Devenir un acteur incontournable pour les multinationales, en termes de synergies autant que comme bassin de recrutement».

Abattre les préjugés

Avec l’ouverture d’un canal de formation bilingue (français-anglais), Genève est par exemple devenu un vivier d’apprentissage important, notamment «l’industrie horlogère», précise Suzanne Lévesque, membre du comité du GEM. Et celle qui représente habituellement le groupe Richemont d’ajouter: «Nous voulons briser cette fausse image d’isolement, en montrant à quel point les multinationales contribuent à l’essor de la région.»

Pour ce faire, le GEM organise du 6 au 13 juin prochain des visites – le nombre de places est limité – et des soirées débat chez cinq de ses membres du bout du lac. A commencer par SITA, leader mondial de l’informatique appliquée à l’aéronautique, le numéro un mondial des arômes et des parfums Givaudan, le groupe de luxe Richemont. Mais aussi la chaîne de cliniques privées Hirslanden et la nouvelle plateforme des sciences de la vie Campus Biotech.

Les précédentes éditions genevoises (2014) et vaudoise (2015) avaient attiré respectivement quelque 700 et 500 curieux de découvrir l’intimité des grandes multinationales, ayant volontairement accepté de faire une entorse à leur traditionnelle discrétion.

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