Marcel Rohner se déclare «plus que convaincu» qu'UBS ne devra pas procéder à une nouvelle augmentation de capital. Dans l'entretien publié ce vendredi par Bilanz, le patron du numéro un bancaire suisse estime par ailleurs que l'établissement n'effectuera plus de dépréciations au niveau de celles du premier trimestre.

UBS a procédé sur les trois premiers mois à des correctifs de valeur de 19,1 milliards de francs en relation avec ses positions dans des instruments financiers liés à des hypothèques. Cependant, Marcel Rohner se garde de livrer des chiffres ou une prévision pour le deuxième trimestre.

Moins exposé

«Trois facteurs influenceront l'évolution future: notre exposition dans les secteurs à problèmes, qui est néanmoins beaucoup moins élevée. Actuellement, elle ne représente qu'une petite partie du niveau de mi-2007», poursuit celui qui a remplacé en juillet dernier Peter Wuffli. Son évaluation variera au gré du marché.

Le second facteur résulte des engagements. Et, finalement, il y a encore les provisions sur les rehausseurs de crédit «monoliner». Après la vente d'un portefeuille au gérant BlackRock pour 15 milliards de dollars, Marcel Rohner n'exclut pas d'autres transactions, «pour autant que les conditions soient réunies». «Les intéressés sont nombreux», a-t-il assuré.