Nous expliquions ici même la semaine dernière comment un objet de valeur peut être tokenisé, c’est-à-dire représenté par des jetons numériques placés sur la blockchain. Cette technologie est souvent présentée comme infalsifiable, c’est même son plus grand atout. En réalité, la blockchain protège des risques de double dépense: un jeton numérique ne peut pas être dépensé deux fois en même temps. De la même façon, on ne peut pas transférer le même bitcoin à deux personnes de manière simultanée. Tous les utilisateurs le verraient immédiatement. Mais la blockchain protège-t-elle aussi lorsqu’un actif réel est tokenisé de manière excessive (et frauduleuse)? C’est-à-dire lorsque des titres de propriété représentant une partie d’une Ferrari ou d’un immeuble sont émis en plus grand nombre que ce qui est prévu, et, bien sûr, incognito.