L’explosion de la dette résultant de l’épidémie de Covid-19 stimule l’imagination des «fiscophiles». Ils ne se contentent plus de collectionner les timbres fiscaux, mais cherchent à élargir la palette des taxations.

De la microtaxe prônée par l’initiative populaire lancée en Suisse en février dernier à l’instauration d’un impôt européen sur la fortune défendu par trois économistes français, en passant par un «impôt exceptionnel» sur les entreprises qui n’ont pas été pénalisées par l’épidémie et le confinement, ou encore la ponction supplémentaire sur les revenus tirés du capital pour les remettre au même niveau que ceux du travail comme le préconise Richard Murphy, professeur à la City University à Londres, les idées abondent et trouvent un certain écho dans la population.